Terre-Neuve et Québec s'entendent |
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Terre-Neuve-et-Labrador vient de signer une entente de coopération en matière de francophonie avec le gouvernement du Québec.
 La région de Port au Port, un bastion de la francophonie à Terre-Neuve Cette entente a pour but la promotion de la langue et de la culture françaises à Terre-Neuve en plusieurs domaines, notamment l'éducation, l'économie la culture, la santé et l'immigration.
Le ministre des Affaires intergouvernementales du Québec, Benoît Pelletier, s'est rendu à Saint-Jean, vendredi, pour signer cette entente.
À Terre-Neuve-et-Labrador, le français est la langue de seulement 1900 personnes. Selon Statistique Canada, cette communauté est en déclin. Avec cette entente bilatérale, le ministre Pelletier espère aider les Terre-Neuviens à renverser la vapeur.
« Trop longtemps, nous avons évolué chacun de notre côté, mais il est temps, il est grand temps, devrais-je dire, que nous ramions dans la même direction. - Benoît Pelletier, ministre des Affaires intergouvernementales du Québec »
Les francophones devront ramer dur, mais cette fois ils pourront profiter de l'expertise du Québec, comme l'explique Jule Custodio, président de la Fédération des francophones de Terre-Neuve et du Labrador.
« On a un volet aussi pour l'immigration, et on espère aussi attirer des immigrants francophones dans cette province », souligne Jule Custodio. « Le Québec a déjà beaucoup d'information de ce côté-là, alors on peut peut-être essayer d'augmenter notre population francophone », ajoute-t-il.
Le ministre Pelletier a déjà annoncé un premier projet concret qui va découler de l'entente. Il s'agit d'une radio communautaire de langue française diffusée sur Internet, qui va voir le jour à Terre-Neuve. Le Québec offrira à Terre-Neuve son expertise en la matière, par exemple, en contribuant à la formation des futurs animateurs de cette radio.
Le Québec a déjà des ententes similaires avec les trois autres provinces de l'Atlantique.
Le gouvernement terre-neuvien n'exclut pas la possibilité d'adopter une loi pour protéger le français.
Source: radio-canada |