Sarkozy veut défendre "une francophonie vivante et populaire |
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Nicolas Sarkozy veut défendre "une francophonie vivante et populaire"
Nicolas Sarkozy, candidat UMP à la présidentielle, plaide jeudi pour "une francophonie vivante et populaire", "car, face à l’anglais, le recul du français n’est pas une fatalité".
Dans une tribune au Figaro, le candidat UMP appelle les Français à "s’impliquer davantage dans cette francophonie dont les porte-parole sont parfois des auteurs étrangers, eux qui se retrouvent courageusement, mais si seuls, à la défendre".
Il propose notamment de créer des "maisons de la francophonie" et "un service civique assorti d’un volet francophone".
M. Sarkozy ajoute que la jeunesse issue de l’immigration "aurait toute sa place dans ce dialogue des cultures, puisque la langue française a été aussi chantée par des écrivains originaires du Maghreb et d’Afrique subsaharienne". Il rappelle que l’Algérie et le Sénégal "ont offert" à l’Académie française "deux fervents amoureux de la langue française, Assia Djebar et Leopold Sédar Senghor".
Il suggère d’ailleurs l’inscription du nom de Senghor "dans la crypte du Panthéon, aux côtés de celui de Charles Péguy et de Toussaint Louverture".
Le président de l’UMP souhaite "réfléchir à la création de chaires francophones, quasi inexistantes en France, afin de retenir des talents littéraires comme Maryse Condé, Alain Mabanckou ou Achille Mbembe, qui ont fini par s’exiler aux États-Unis".
En France, M. Sarkozy veut aussi "en finir avec la visions jacobine" de la francophonie : "il n’y a pas lieu d’opposer le français aux langues de France".
"Comment revendiquer, face à l’anglais, l’exception culturelle et ne pas l’admettre pour nos propres cultures régionales menacées de disparition ? Les langues locales, y compris, outre-mer, le créole, doivent pouvoir être proposées aux écoliers dans les territoires où un nombre suffisant de parents le souhaite", estime-t-il.
Selon lui, enfin, "la francophonie doit être un moyen pour la langue française de tenir tête à l’anglais sans complexe". "Cela suppose que nos administrations s’adressent aux organismes internationaux en français et que le français, langue du droit, soit la langue de référence des textes européens".
Source: senactu.com |