Québec augmente son influence dans la Francophonie |
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Québec estime avoir «renforcé significativement» son poids dans la Francophonie en haussant de 20 % sa contribution à l’OIF au moment où elle traverse une période «cruciale pour sa santé financière et sa crédibilité».
C’est du moins ainsi que le gouvernement a justifié dans un récent décret une aide supplémentaire de 2 millions $ à l’Organisation internationale de la Francophonie. Ils s’ajoutent aux 10 millions $ versés en 2007 et font passer la part québécoise dans son budget de programmation de 4 à 7 %.
Le décret précise que compte tenu de la tenue du 12e Sommet de la Francophonie dans la capitale en octobre, Québec doit «donner un signal fort de son plein engagement dans cette organisation», dont le principal bailleur de fonds, la France, assume 80 % du financement. Un poids «disproportionné» qui commande, selon Québec, un effort accru des autres gouvernements, particulièrement du Nord.
Il faut dire que l’OIF, qui regroupe 68 membres, entend récupérer 11 millions d’euros (16 154 666 $CAN) en contributions encore dues par des États, notamment en Afrique. Certains arriérés datent des années 80, a récemment indiqué en entrevue à l’Agence panafricaine de presse l’administrateur de l’OIF, le Québécois Clément Duhaime. Des mesures coercitives comme l’exclusion des mauvais payeurs des postes électifs seront même envisagées d’ici la fin 2008 si certains États se font toujours tirer l’oreille, rapporte Panapress.
«Nous ne pouvons appliquer nos programmes, faire fonctionner notre organisation et atteindre les missions qui nous sont confiées que si nous avons les moyens de ces missions», avait averti en novembre le secrétaire général de l’OIF, Abdou Diouf.
Source: Martin Pelchat Le Soleil Vientiane, Laos |